CONTEXTE HISTORIQUE ET JUSTIFICATION

Suite aux objectifs de la CEDEAO et de l’UEMOA qui ont incité ses Etats membres d’avoir une production domestique du coton de l’ordre de 20 % pour une valeur ajoutée. Suite aux objectifs de la NEPAD, du PNUD, pour la réduction de la pauvreté et l’autosuffisance alimentaire dans les zones de production, nous nous inscrivons à ce dynamisme. L’effet d’entraînement de la filière coton sur les secteurs en amont et en aval reste faible puisque la majorité des consommations intermédiaires sont importées et la seule activité de transformation en aval de l’égrenage est la trituration des graines de coton produisant de l’huile et du tourteau de coton, dont la production diminue fortement. La culture du coton a néanmoins des effets induits via sa relation de complémentarité avec les autres cultures vivrières notamment le maïs exigeant en intrants, eux-mêmes gagés sur la production de coton. Parallèlement plusieurs petites unités de transformation artisanale se mettent en place en vue de relever le niveau actuel de transformation du coton qui  stagne autour de 0,3 % alors que le plan stratégique de développement de la filière coton prévoit d’augmenté la production et multiplié les usines d’égrenage et de transformation artisanale industrielle.

  • La faible mécanisation des opérations culturales
  • Dégradation poussée des pistes cotonnières

Les orientations stratégiques visent entre autres le développement des PME (industries textiles locales, industries de transformation agricole : farines, huiles, aliments du bétail, commerçants dont les fournisseurs d’intrants) grâce à l’assurance de la stabilité de l’environnement économique et à l’amélioration des conditions de concurrence pour inciter les opérateurs à investir.

 Face aux énormes difficultés que connaissent ces industries textiles dues notamment au manque de compétitivité et à la concurrence des tissus importés, les autorités maliennes ont décidé de promouvoir le textile traditionnel par la transformation domestique des matières premières textiles (coton, laine, fibre de dah, etc.).

 Cette transformation, outre la création d’emplois, permet de créer de la valeur ajoutée à ces produits, à toutes les étapes du processus, à savoir: la filature, le tissage, la teinture/impression et la confection.

 Au regard du grand dynamisme des professionnels de l’artisanat textile, tant dans la volonté d’innovation et de création par la mise sur marché des produits finis, la filière offre aujourd’hui, d’importantes possibilités de valorisation susceptibles d’améliorer leurs revenus et de contribuer à la réduction de la pauvreté dans le pays.

 La filière coton-textile joue également un rôle majeur dans l’équilibre de la sous-région en cela qu’elle tend à limiter l’exode rural et l’immigration clandestine. En effet, la culture du coton a fait reculer la pauvreté au niveau des zones de production, quatre fois plus rapidement que dans les zones non productrices.

 Dans les pays de l’UEMOA, les conditions climatiques et écologiques sont favorables à la production cotonnière dans laquelle interviennent directement ou indirectement environ 15 millions de personnes dont les cotonculteurs qui représentent plus de 200.000 associations ou coopératives.

FILIERE COTON-TEXTILE

Face aux énormes difficultés que connaissent les industries textiles dues notamment au manque de compétitivité et à la concurrence des tissus importés, les autorités maliennes ont décidé de promouvoir le textile traditionnel par la transformation domestique des matières premières textiles (coton, laine, fibre de dah, etc.).
Cette transformation, outre la création d’emplois, permet de créer de la valeur ajoutée à ces produits, à toutes les étapes du processus, à savoir : la filature, le tissage, la teinture/impression et la confection.
Au regard du grand dynamisme des professionnels de l’artisanat textile, tant dans la volonté d’innovation et de création par la mise sur marché des produits finis, la filière offre aujourd’hui, d’importantes possibilités de valorisation susceptibles d’améliorer leurs revenus et de contribuer à la réduction de la pauvreté dans le pays.